
Entre incertitudes et attentes, les candidats se préparent à affronter le stress de l'inscription et de la sélection. Selon l’Express « 62,3 % des lycéens se sentent stressés ou paniqués par l’ouverture officielle de la phase de formulation des vœux ». Témoignages.
Parcoursup est une plateforme d'admission postbac en France qui a été mise en place en 2018 pour faciliter le processus d'orientation et d'admission des lycéens dans l'enseignement supérieur. Cette plateforme a remplacé le système précédent, APB (Admission Postbac). Ce nouveau système est très critiqué car le fonctionnement de Parcoursup repose sur un algorithme qui classe les candidats en fonction de leur profil. Les étudiants doivent formuler des vœux de formation et les établissements d'enseignement supérieur examinent les dossiers des candidats pour faire leurs propositions d'admission. Parcoursup était censée être meilleur que le système précédent, mais il reçoit énormément de critique à cause du stress généré par son côté très aléatoire. Pour aborder cela, nous avons eu le témoignage de plusieurs lycéens et étudiants qui nous expliquent leur rapport avec cette plateforme.

Parcoursup peut effectivement engendrer du stress et de la mise en compétition les élèves pour l'entrée dans leurs écoles, comme nous l'exprime cet étudiant postbac : « Parcoursup c’est un peu aléatoire... Il y a des secteurs qui favorisent certains types de profil, cela créé un climat hyper tendu ou tu es en "compète" avec des élèves qui peuvent être excellents. En plus avec des délais courts pour enregistrer ses vœux, j’avoue j’ai eu chaud, mais Dieu merci j’ai réussi à avoir mon BTS » nous dit Chafiou élève de 1ere Année en BTS.

« Pour moi parcoursup c’est inutile parce que le tri des élèves est trop aléatoire est représenté pas réellement le niveau d’un élève. On peut être très bon en études supérieures, mais avoir été mauvais au lycée. Surtout que c’est un robot qui décide de ton avenir c’est très anxiogène. Heureusement que j’ai eu la licence que je voulais, et même quand je me suis réorienté en licence, mais pour certains de mes potes qui avait d’excellentes moyennes -genre entre 18 et 16- ils n’ont pas eu la formation qu’ils voulaient sur Parcoursup. Normalement l’application est censée être un outil pour les élèves, pas un handicap. » témoigne Aurel, élève de 2ème année en licence éco-gestion.

« Honnêtement Parcoursup, c’est vraiment de la m...e dans le sens où c’est un robot qui décide ou tu vas aller donc en soi, décide de ton avenir, il y a très peu d’interventions humaines. C’est pour moi super angoissant. En plus on doit faire des lettres de motivation inutiles dans le sens où on sait très bien que ceux qui sont chargés de les lire les liront pas » affirme Ayoub élève de terminale à la Martinière Monplaisir.

« Non j’ai pas ressenti beaucoup de stress à l’ouverture de Parcoursup, mais ce que les profs nous disaient concernant les vœux, qu’il faut bien tout remplir etc, ça mettait beaucoup la pression... mais sinon j’ai pas stressé, j’étais confiant mais néanmoins, oui j’ai ressenti une forte pression parce que c’était embêtant de choisir où on voulait s’orienter, et surtout les lettres motivation c’était chronophage de les faire à chaque fois » nous raconte Mohamed, élève de Terminale à Lumière (69008).
D'après les témoignages recueillis, il ressort un sentiment général de frustration et de stress vis-à-vis de Parcoursup. Les élèves expriment leur mécontentement face à un processus de sélection jugé aléatoire, où des critères tels que les notes au lycée peuvent influencer l'accès à l'enseignement supérieur. Le rôle prépondérant du robot dans la prise de décision est également critiqué, car il limite l'intervention humaine et crée une anxiété chez les candidats. De plus, l'obligation de rédiger des lettres de motivation perçues comme inutiles aggrave le ressenti négatif. Certains élèves ont réussi à obtenir la formation souhaitée, mais d'autres, même avec d'excellentes moyennes, ont été déçus par les résultats de Parcoursup. Ainsi, il apparaît que l'application devrait être repensée pour être davantage un outil au service des élèves, plutôt qu'un handicap qui créé de l'anxiété.